Ossau la vallée du mensonge : Interview de l’auteur : Marie-Claude Aristégui

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Ossau la vallée du mensonge :

Interview de l’auteur : Marie-Claude Aristégui

 

***Quelle était l’idée de départ ?

— Raconter l’histoire d’une famille ordinaire, qui, à la suite d’une tragédie, va se révéler bien différente. Mon objectif était de camper des gens qui au fil des événements découvrent leurs proches sous un jour nouveau. Ce qui les oblige aussi à se remettre en question et à douter, ce qui n’était pas dans leurs habitudes faites de certitudes.

*** Pas de psychopathe, de tueurs en série, dans ce roman ?

— Non ! Surtout pas. Je n’avais pas envie de rougir de sang toutes les pages. Je n’aime pas écrire ce que je déteste lire.

*** La façon dont se déroule votre enquête est-elle de facture classique ?

Oui. Pas tout à fait à vrai dire, en ce sens qu’elle progresse non pas à travers le regard de l’enquêteur, bien présent toutefois, mais à travers celui du protagoniste principal. Cela permet de mieux comprendre les failles des personnages.

*** Votre histoire se déroule en grande partie en montagne, dans les Pyrénées, en vallée d’Ossau. Pourquoi ? Parce que vous connaissez cette région ?

— L’histoire pourrait se dérouler n’importe où. Des familles de « taiseux », on peut en rencontrer ailleurs. Mais je voulais un environnement qui apporte du relief à l’intrigue. Le décor montagnard, jubilatoire sous le soleil et oppressant dans la brume, convient bien aux émotions de mes personnages. Et en effet, je connais bien la vallée d’Ossau, c’était plus pratique…

*** Pourquoi un roman policier ?

— Pour jouer à l’assassin impunément. Je plaisante ! C’est un exercice que j’aime bien, il oblige à une certaine rigueur dans la construction de l’intrigue, même s’il n’est pas indispensable, à mon avis, de respecter toutes les règles des enquêtes policières. C’est une fiction. Pas un procès-verbal.

*** Votre métier de journaliste vous aide ?

— Non. Cela n’a rien à voir. Un journaliste relate ce qu’il sait, ce qu’il voit. Il n’invente pas et ne trucide personne.

*** Pouvez-vous citer rapidement des auteurs de romans policiers que vous appréciez ?

— R.J. Ellory ou Robert Goddard, dans un registre très différent. Et Simenon. Et Izzo.

*** Et en littérature hors polar ?

— Bon… rapidement alors. John Fante, Pete Dexter, Paul Auster, Romain Gary, Jules Renard.